Global Egyptian Museum, Ennead
Notice « Ennead » : famille d’Héliopolis et ensembles dont le nombre de membres diffère de neuf.
Repères égyptiens
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Des familles divines aux voyages dans la Duat, certains mots traversent les récits égyptiens. Ce glossaire propose des définitions courtes et des liens pour retrouver chaque notion dans son contexte.
Ces repères ne remplacent pas la diversité des textes : les traditions et les représentations évoluent selon les époques et les centres religieux.
Les dieux sont souvent présentés en ensembles. Ces regroupements ne forment pas une généalogie unique pour toute l’Égypte.
Groupe divin dont le nom renvoie au nombre neuf, sans imposer toujours ce total. L’Ennéade d’Héliopolis réunit habituellement Atoum, Chou, Tefnout, Geb, Nout, Osiris, Isis, Seth et Nephtys ; d’autres ensembles dits « ennéades » ont une composition différente.
Ensemble de huit puissances primordiales, organisées en quatre couples et associé à Hermopolis. Leurs noms et leur composition varient selon les textes.
Groupe de trois divinités, souvent organisé en père, mère et enfant. Amon, Mout et Khonsou constituent par exemple la triade de Thèbes.
Ces notions permettent de distinguer ce qui précède le monde organisé de l’équilibre qui doit ensuite être entretenu.
Les textes et images funéraires décrivent des passages et des transformations. Ils ne dessinent pas tous une seule carte de l’au-delà.
Domaine de l’au-delà parcouru par le soleil pendant la nuit et associé au séjour des morts. Ses espaces et ses épreuves prennent différentes formes selon les compositions.
Embarcation divine dans laquelle le soleil effectue son voyage. Son parcours nocturne est lié au renouvellement qui permet le retour de l’aube.
Scène de jugement : dans le papyrus d’Ani, le cœur est pesé contre la plume de Maât. D’autres images représentent Maât elle-même dans la balance. Ce motif ne résume pas tous les parcours funéraires.
Ka, ba et akh désignent des aspects de la personne et de son devenir. Les traduire tous par « âme » efface leurs différences ; le corps conserve aussi un rôle dans les conceptions funéraires.
Force vitale de la personne. Le culte funéraire nourrit le ka par des offrandes, notamment de nourriture et de boisson.
Aspect individuel capable de se déplacer entre la tombe et le monde des vivants, souvent représenté par un oiseau à tête humaine. Son retour auprès du corps participe au renouvellement du défunt.
État transfiguré et efficace auquel aspire le défunt. Ce devenir dépend de sa transformation funéraire ; il ne désigne pas simplement un autre nom du ka ou du ba.
Notice « Ennead » : famille d’Héliopolis et ensembles dont le nombre de membres diffère de neuf.
Définition des regroupements divins par trois.
Eaux primordiales, groupes de huit puissances et diversité des traditions de création.
Notice « Ogdoad » : quatre couples primordiaux, Hermopolis et liens avec Thèbes.
Version anglaise consultée, p. 27–29 : corps, ka, ba, akh et jugement ; p. 121 : Maât figurée dans la balance ; p. 129 : définition de Maât. Synthèse muséale, pas traduction d’un texte antique.
E. A. Wallis Budge, The Book of the Dead (1895), planche III, p. 255–259, traduction anglaise et description de la vignette. Cœur, plume, Anubis, Thot et Ammout. La disposition décrite est celle de ce papyrus, pas de toutes les copies.
Traduction anglaise d’E. A. Wallis Budge, The Egyptian Heaven and Hell, vol. I, The Book of Am-Tuat (1905), chap. XII, p. 257–265. Naissance du soleil comme Khépri, passage dans le serpent et arrivée à l’horizon oriental ; Nout et Noun figurent dans cette heure.
Traduction anglaise d’E. A. Wallis Budge (1895), planche XXX, p. 344–345, lignes 18–26 : Anubis demande au défunt le nom de la porte et de ses battants avant de le laisser passer.