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Récit égyptien

Le jugement des morts égyptien

Environ 2 min de lecture

Le jugement des morts est l'une des scènes les plus célèbres de l'Égypte ancienne. Le cœur du défunt est pesé face à la plume de Maât, sous le regard d'Osiris et des puissances de l'au-delà.

Cette image ne se réduit pas à un tribunal moral moderne. Elle articule vérité, rite, mémoire, ordre cosmique et capacité du défunt à continuer son existence transformée.

Salle du jugement des morts avec pesée du cœur, plume de Maât, Anubis, Thot et Osiris
TypeRécit funéraire et rituel
Scène cléPesée du cœur face à la plume de Maât
FiguresOsiris, Anubis, Thot, Maât, Ammout
EnjeuÊtre déclaré juste de voix et poursuivre l'existence dans l'au-delà
01

Entrer dans la salle du jugement

Le défunt arrive devant une assemblée divine avec les rites, les formules et les protections qui doivent l'aider à franchir ce seuil dangereux.

Osiris préside souvent la scène. Son rôle vient du cycle osirien : ayant traversé la mort, il devient le repère du défunt qui espère être transformé plutôt qu'anéanti.

02

La pesée du cœur

Dans le papyrus d’Ani, planche III, le cœur est placé sur une balance face à la plume de Maât. La formule 30B demande au cœur de ne pas s’opposer au défunt lors du jugement.

Anubis est associé au contrôle de la balance, tandis que Thot consigne le résultat. Maât rappelle que le jugement porte sur l'accord entre la vie du défunt et l'ordre juste du monde.

Anubis

Il guide, protège et encadre le passage funéraire.

Thot

Il enregistre le verdict et garantit la précision rituelle.

Maât

Elle donne au jugement sa mesure : vérité, justice, équilibre.

03

Le défunt justifié

La formule 125 du Livre des morts contient des déclarations d’innocence : le défunt nie notamment le meurtre, le vol et le mensonge. Les planches XXXI–XXXII du papyrus d’Ani les associent à quarante-deux divinités. Ce passage et la formule 30B sont distincts.

Quand le jugement est favorable, le défunt peut être proclamé juste de voix. L'échec, figuré par Ammout, signifie au contraire la perte de continuité.

À retenir

  • Le jugement devant Osiris confronte le cœur du défunt à Maât, principe de vérité et d'équilibre.
  • Anubis veille à la pesée, Thot en consigne le résultat et Ammout représente l'échec possible.
  • Les formules et les rites funéraires accompagnent l'accès du défunt au statut de « juste de voix ».
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Cinq questions, une explication à chaque réponse et un lien pour retrouver le passage du récit.

Retrouvez les personnages et les grands repères.

Sources & pour aller plus loin

Texte ancien — traduction anglaise

Livre des morts, papyrus d’Ani, formule 125

Traduction anglaise d’E. A. Wallis Budge (1895), planches XXXI–XXXII, p. 347 et suivantes. Déclarations d’innocence devant les quarante-deux divinités ; ce texte rituel complète la scène de la pesée.

Texte ancien — traduction anglaise

Livre des morts, papyrus d’Ani, planche IV

E. A. Wallis Budge (1895), p. 260–261, traduction anglaise et vignette : Horus présente Ani à Osiris ; couronne atef, crosse et flagellum du dieu, Isis et Nephtys derrière son trône.