Snorri Sturluson, Gylfaginning — origines et cosmos
Chapitres IV–IX et XV–XVII : Ginnungagap, Ymir, Midgard, Yggdrasil et Nornes. Traduction anglaise de Brodeur (1916).
Repères nordiques
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Les récits nordiques font se croiser familles divines, géants et domaines du cosmos. Ce glossaire donne quelques repères pour suivre ces liens et retrouver les récits correspondants.
Les définitions s’appuient ici sur la Gylfaginning de Snorri, un texte médiéval qui organise des traditions plus anciennes. Elles ne supposent pas que tous les poèmes et récits donnent exactement la même version.
Ces noms désignent des groupes dont les relations mêlent parenté, conflit et alliance.
Groupe divin auquel appartiennent notamment Odin et Thor. Chez Snorri, des puissances issues d’autres familles vivent aussi parmi les Ases.
Groupe divin auquel se rattachent Njörd, Freyr et Freyja chez Snorri. L’Ynglinga saga IV raconte la guerre puis l’échange d’otages avec les Ases ; la Gylfaginning XXIII–XXIV présente Njörd et ses enfants.
Pluriel de jötunn, généralement traduit par « géant ». Ces êtres peuvent être adversaires ou parents des dieux ; le mot ne les réduit pas à leur taille.
Géant primordial : Snorri identifie Ymir à Aurgelmir. Son corps fournit la matière du monde après sa mort, dans la Gylfaginning VII–VIII.
Vache des origines dans la Gylfaginning VI : son lait nourrit Ymir et elle dégage Búri de la glace. Ces gestes ne constituent pas une filiation.
Les textes décrivent le monde par des lieux, des seuils et un arbre. Ces repères ne suffisent pas à établir une carte unique de toutes les traditions.
L’espace béant des origines. Dans le récit de Snorri, la rencontre du froid et de la chaleur y prépare l’apparition d’Ymir.
Le domaine aménagé pour les humains. Snorri raconte que les fils de Borr construisent sa protection avec les sourcils d’Ymir.
Le grand arbre du cosmos, dont les racines et les branches relient différents domaines. Il sert aussi de lieu de rencontre et de jugement aux dieux.
Ces notions situent les choix des personnages dans un monde dont les dieux eux-mêmes ne maîtrisent pas toute l’issue.
Puissances qui déterminent le destin. Urðr, Verðandi et Skuld sont les trois figures les plus connues, mais Snorri évoque aussi d’autres Nornes.
La halle d’Odin où se rassemblent des guerriers morts au combat, les einherjar. Elle n’est pas le séjour de tous les morts dans les traditions nordiques.
La crise finale marquée par de grands affrontements et la mort de plusieurs dieux. Chez Snorri, elle est suivie d’un renouvellement du monde.
Chapitres IV–IX et XV–XVII : Ginnungagap, Ymir, Midgard, Yggdrasil et Nornes. Traduction anglaise de Brodeur (1916).
Chapitres XX–XXIV, XXXVIII–XLI et LI–LIII : dieux, Vanes, guerriers de la Valhalla, Ragnarök et renouvellement. Les familles divines ne sont pas isolées des géants (VI, XXXIII–XXXIV). Traduction anglaise d’Arthur Gilchrist Brodeur (1916).
Échange d’otages après la guerre des Ases et des Vanes. Traduction anglaise de Samuel Laing (1844).