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Modeleur des vivants

KHNOUM

Khnoum est un dieu créateur à tête de bélier, associé au modelage des corps, à la naissance et aux eaux du Nil.

Ses traditions d'Éléphantine et d'Esna relient la création des vivants à un geste artisanal précis : façonner sur le tour du potier.

Carte d'identité

Nom égyptien / forme
Khnoum
Titre
Modeleur des vivants
Domaines
Modelage des corps, sources du Nil, naissance, fécondité, artisanat divin
Symboles
bélier, tour de potier, argile, eau du Nil
Cycle
Dieu créateur et potier divin; lié aux sources du Nil, à la naissance et aux traditions d'Éléphantine et d'Esna.
Cultes / repères
Éléphantine et Esna sont des centres majeurs; bélier, tour de potier, argile et eau du Nil dominent son iconographie.

Le potier du vivant

Khnoum façonne les êtres comme un artisan travaille l'argile, donnant au corps une origine à la fois terrestre et divine.

Son lien avec les sources du Nil fait de la fécondité du fleuve un moteur de naissance et de renouvellement.

Modelage du vivant

Le modelage du vivant sur un tour de potier donne une image concrète de la naissance et de l'individualité.

Sur la stèle de la Famine, Khnoum promet de faire revenir la crue. La stèle date de l’époque ptolémaïque, même si son récit place les événements sous le roi Djéser : ce n’est pas un compte rendu contemporain de ce règne.

Khnoum et Hâpy

L’Hymne à la crue du Nil, section 3, attribue à Khnoum la création de Hâpy. Sa section 1 l’attribue à Rê. Ces formulations de création ne suffisent pas à établir une filiation biologique.

À Éléphantine, le sanctuaire de Khnoum appartient à la géographie religieuse des eaux. La stèle de la Famine évoque ce lieu, mais elle est gravée sur l’île de Sehel.

À lire avec Ptah, Sobek et Atoum

Khnoum donne à la création une image manuelle : le corps se forme comme une matière travaillée.

Ptah et Atoum offrent d’autres images de la création. Sobek est une divinité crocodilienne liée aux eaux ; il ne constitue pas simplement une quatrième étape du même récit.

Figures liées

À lire aussi

Mythes & repères

Le modelage du vivant

Le modelage du vivant sur un tour de potier donne une image concrète de la naissance et de l'individualité.

Les sources du Nil

La stèle de la Famine relie Khnoum à la crue. Éléphantine y occupe une place dans la géographie religieuse du fleuve, distincte de la localisation géographique de ses sources.

La création comme artisanat

Sa création artisanale fait du geste technique une action sacrée comparable au travail des dieux.

Sources et passages cités

Texte ancien tardif — traduction anglaise

Stèle de la Famine, discours de Khnoum et crue du Nil

Stèle de Sehel, époque ptolémaïque, récit placé sous Djéser. Sections « Djoser’s sacrifice and dream » et « Djoser’s decree ». Version anglaise sur Attalus d’après Günther Roeder (1923) ; le début de la page utilise Miriam Lichtheim, vol. III (1980), p. 95 et suivantes. Ne pas attribuer toute cette compilation à une seule traduction.

Synthèse muséale en anglais

Global Egyptian Museum, Khnum

Paragraphes 1–2 et 4 : Éléphantine et Esna, corps et ka façonnés sur le tour, bélier aux cornes horizontales. La localisation des sources du Nil relève ici de la représentation religieuse.

Texte ancien — traduction anglaise

Hymne à la crue du Nil, sections 1–4 et 13

Version anglaise de Digital Egypt for Universities (UCL, page © 2002), sans traducteur individuel indiqué. Translittération et découpage d’après Wolfgang Helck (1972), témoin principal : papyrus Chester Beatty V. Sections 1 et 3 : création par Rê et Khnoum ; 2–4 et 13 : subsistance et offrandes. Consultée le 4 octobre 2026.

À lire ensuite

Lire Khnoum comme artisan divin

Khnoum montre que la création égyptienne peut être pensée comme un travail de matière, de mesure et de soin.

Sa fiche complète Ptah, Atoum, Sobek et les lieux du Nil.