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Déesse de la joie

HATHOR

Hathor est une grande déesse de la joie, de la musique, de l'amour, de la maternité et de l'accueil des morts.

Son iconographie aux cornes de vache et au disque solaire montre une figure nourricière, mais aussi liée aux puissances du soleil et à l'horizon occidental.

Carte d'identité

Nom égyptien
Hathor / Hout-Hor
Titre
Déesse de la joie
Domaines
Déesse de l'amour, de la musique, de la joie, souvent associée aux vaches sacrées et au ciel.
Symboles
cornes de vache, sistre, miroir, disque solaire
Parenté / cycle
Déesse aux fonctions multiples; liée à Horus, à Rê, aux femmes, à la fête et à l'accueil funéraire dans l'Occident.
Cultes / centres
Dendera est son grand centre; sistre, miroir, cornes de vache et disque solaire dominent son iconographie.

La joie comme puissance religieuse

Dans les temples, les fêtes et l'imaginaire funéraire, Hathor incarne une forme de bienveillance active. Musique, danse, ivresse, parfum et beauté ne relèvent pas seulement du plaisir : ils rétablissent la circulation de la vie.

Son lien avec les femmes, les voyageurs, les défunts et les marges occidentales fait d'elle une déesse d'accueil. Elle rend le passage moins abrupt, qu'il s'agisse d'une fête, d'une naissance ou de l'entrée dans l'au-delà.

Une douceur qui garde une face solaire

Le Livre de la Vache céleste nomme Hathor lorsque l’Œil de Rê est envoyé contre les humains. La déesse cesse le massacre après avoir bu la bière préparée sur ordre du dieu.

Le rapprochement avec Sekhmet se comprend dans ce contexte solaire. Il ne faut pas transformer tous les récits d’Hathor, de Sekhmet et de Bastet en une biographie unique.

À lire avec Rê, Sekhmet et Bastet

Hathor partage avec Sekhmet et Bastet un registre solaire féminin où protection, danger et apaisement se répondent.

Son lien avec l'Occident et les morts permet aussi de la croiser avec Osiris, Anubis et les pages sur l'au-delà.

Figures liées

Une famille locale à Edfou

Hathor, Horus de Behdet et Harsomtous

Le dossier archéologique de Yale décrit les fêtes reliant Hathor de Dendérah à Horus d’Edfou et la naissance de leur enfant Harsomtous. Cette famille locale est distincte de la filiation osirienne d’Horus présentée ailleurs.

Mythes & légendes

La maîtresse de la musique et du sistre

Les fêtes d'Hathor mobilisent musique, danse et instruments rituels. Le sistre, en particulier, exprime une joie ordonnée qui apaise la puissance divine et rend le monde de nouveau habitable.

Hathor et les yeux d’Horus

Dans les Aventures d’Horus et Seth, Hathor soigne avec du lait de gazelle les deux yeux qu’Horus a perdus. Cette scène ne se confond pas avec toutes les traditions de l’œil oudjat.

L'accueil des morts à l'ouest

Hathor est souvent associée à l'Occident, direction du couchant et du monde funéraire. Elle peut accueillir le défunt, l'abriter et lui offrir une forme de douceur dans le passage vers l'au-delà.

Sources et passages cités

Texte ancien — traduction anglaise

Livre de la Vache céleste — destruction de l’humanité

E. A. Wallis Budge, Legends of the Gods (1912), traduction anglaise, « The Legend of the Destruction of Mankind », chap. I, p. 15–27 : Hathor, apaisement par la bière, Nout en vache et Chou soutenant le ciel. Le titre de chapitre est celui de cette édition.

Texte ancien — traduction anglaise

Les Aventures d’Horus et Seth, papyrus Chester Beatty I, recto 1–16

Passages consultés : ouverture du procès, lettre de Neith, défense de la barque par Seth, guérison des yeux par Hathor et dénouement. Version anglaise publiée par la Bibliotheca Alexandrina ; le traducteur n’est pas indiqué dans cette notice. Les scènes sont repérées par leur contenu, sans inventer de numéro de ligne.

Synthèse muséale en anglais

Global Egyptian Museum, Hathor

Paragraphes sur Dendérah, l’accueil funéraire, la musique et les formes de vache ou de femme à cornes et disque solaire.

Ressource universitaire

Yale Egyptology, Tell Edfu Project — Temple of Horus

Sections « Temple of Horus », « The Festival of the Living Falcon », « The Forecourt » et « The Mammisi of Edfu » : Horus de Behdet, faucon royal, fête avec Hathor et naissance d’Harsomtous. Dossier archéologique consulté en anglais.

À lire ensuite

Lire Hathor dans toute son amplitude

Hathor ne se réduit ni à l'amour ni à la maternité : elle relie joie, protection, soleil et au-delà.

Elle sert de passerelle entre Rê, Horus, Sekhmet, Bastet et les récits funéraires.