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Retour à créatures grecques

Créature du cycle d’Héraclès

Lion de Némée

Le lion de Némée est le premier adversaire imposé à Héraclès dans la Bibliothèque II, 5, 1. Eurysthée exige sa peau ; les flèches du héros échouent contre la bête invulnérable.

Le récit fournit un combat détaillé, tandis que la Théogonie situe le lion dans une famille de monstres et l’associe à Héra. Ces témoignages doivent rester distincts, notamment pour sa parenté.

Évocation artistique du lion de Némée devant une caverne

Fiche express

Repères essentiels

Lieu du récit
Némée ; retour par Cléones puis Mycènes chez le Pseudo-Apollodore.
Filiation retenue par le mythographe
Typhon, Bibliothèque II, 5, 1 ; aucune mère nommée dans ce passage.
Autre témoignage
Théogonie, v. 326–332 : Orthos et Échidna dans la traduction Evelyn-White ; Héra élève le lion.
Épreuve
Un lion invulnérable aux tirs, vaincu par strangulation dans la Bibliothèque.
01

Deux présentations de la parenté

La Bibliothèque II, 5, 1 nomme Typhon comme géniteur du lion. Elle ne précise pas sa mère dans ce passage ; ajouter Échidna par habitude fabriquerait une information absente du texte cité.

Dans la traduction de la Théogonie par Evelyn-White, le passage des vers 326–332 donne Échidna et Orthos comme parents du Sphinx et du lion. Cette lecture est présentée séparément dans l’arbre. Héra y élève le lion et l’installe comme fléau de Némée : ce rôle nourricier ne fait pas d’elle sa mère biologique.

02

L’accueil chez Molorchos

Avant le combat, Héraclès est reçu à Cléones par Molorchos. Il lui demande d’attendre trente jours avant le sacrifice : s’il revient, l’offrande ira à Zeus Sauveur ; s’il ne revient pas, elle lui sera rendue comme à un héros mort (II, 5, 1).

Cette attente donne un enjeu au retour. Elle n’autorise pas à fixer la durée exacte du combat lui-même.

03

La caverne aux deux issues

Héraclès tire d’abord une flèche, constate l’invulnérabilité du lion, puis le poursuit avec sa massue. Quand la bête se réfugie dans une caverne à deux entrées, il en bouche une et entre par l’autre.

La Bibliothèque raconte qu’il serre le cou du lion jusqu’à l’étouffer. L’échec des armes et la fermeture de l’issue expliquent la méthode employée ; aucune aide surnaturelle supplémentaire n’est ajoutée ici.

04

Rapporter le lion à Eurysthée

Le héros revient chez Molorchos au dernier jour du délai, puis apporte le lion à Mycènes. Eurysthée prend peur et exige que les résultats des travaux lui soient désormais présentés hors des portes (II, 5, 1).

La Bibliothèque II, 4, 9–10 raconte aussi un lion du Cithéron avant les travaux. Cette autre chasse doit être distinguée de celle de Némée, notamment lorsqu’on discute l’origine de la peau portée par Héraclès dans les différentes œuvres.

Repères

Sources et passages consultés

Texte antique

Pseudo-Apollodore, Bibliothèque II, 5, 1

Filiation par Typhon, Molorchos, caverne, strangulation et retour. Traduction anglaise de James George Frazer, 1921, consultée sur Theoi. La numérotation suit cette édition.

Texte antique

Pseudo-Apollodore, Bibliothèque II, 4, 9–10

Le lion du Cithéron : une chasse antérieure, distincte de Némée. Traduction anglaise de James George Frazer, 1921, consultée sur Theoi. La numérotation suit cette édition.

Texte antique

Hésiode, Théogonie, v. 326–332

Traduction anglaise de H. G. Evelyn-White, Hesiod, the Homeric Hymns and Homerica, 1914. Dans le passage continu des lignées monstrueuses, cette traduction explicite Échidna avec Orthos ; Héra élève le lion. La lecture de cette édition est identifiée comme telle.

Illustration contemporaine

À propos de l’illustration

Illustration originale générée par IA. Visages, vêtements et décor sont une évocation artistique, pas une reconstitution archéologique ni le témoignage d’un événement réel.