Guerre de Troie
Mycènes envoie son roi commander la coalition achéenne.
ExplorerLieu grec
Mycènes est le palais des Atrides, la cité d'Agamemnon et l'un des grands lieux du retour tragique après Troie.
Elle donne à la guerre une profondeur familiale : la victoire extérieure ne répare pas les fautes intérieures, elle les ramène au cœur du palais.

Fiche express
Cercle lié
Mycènes concentre la puissance politique d'Agamemnon. Le lieu n'est pas seulement une base militaire : c'est une maison royale traversée par les fautes anciennes.
La famille des Atrides donne au site sa tonalité sombre. Les crimes répondent aux crimes, et le palais devient l'espace où la victoire extérieure se retourne contre le vainqueur.
Dans l’Épitomé du Pseudo-Apollodore (6, 23), Agamemnon rentre à Mycènes avec Cassandre et est tué par Clytemnestre et Égisthe. L’Agamemnon d’Eschyle situe son action à Argos : les cadres littéraires ne doivent pas être confondus avec un emplacement unique du palais.
La cité devient alors l'un des grands contrepoints d'Ithaque : Ulysse retrouve difficilement son royaume, Agamemnon retrouve le sien pour y mourir.
Mycènes permet de relier la guerre de Troie aux tragédies d'après-guerre. Le récit ne s'arrête pas avec la chute de la ville ennemie.
Dans le site, ce lieu servira de passerelle entre Agamemnon, Ménélas, les Atrides, les retours et la question de la vengeance familiale.
Mycènes est aussi un lieu d'entrée et de fermeture : murailles, portes monumentales, seuil du palais et retour du roi composent une géographie du pouvoir.
Dans les récits, franchir ce seuil n'est jamais neutre. Le palais protège la dynastie, mais il conserve aussi les fautes qui finiront par l'engloutir.
Mycènes et Ithaque se répondent dans les récits de retour. Dans les deux cas, un roi revient après Troie, mais l'issue révèle deux maisons très différentes.
Là où Ulysse reconquiert son palais, Agamemnon tombe dans le sien. Cette opposition aide à comprendre que le nostos grec n'est jamais garanti.
Récits
Ces pages replacent la figure dans les grands cycles de son panthéon.
Repères
Héraclès rapporte le lion à Eurysthée ; peur du roi et présentation des travaux hors des portes. Traduction anglaise de James George Frazer, 1921, consultée sur Theoi.
Meurtre d’Agamemnon et vengeance d’Oreste dans l’Épitomé. Traduction anglaise : James George Frazer, 1921. La référence porte sur ces points précis.
Le récit de sa mort par l’ombre d’Agamemnon. Traduction anglaise : A. T. Murray, 1919. La référence porte sur ces points précis.
Prophéties de Cassandre et récit du meurtre par Clytemnestre. Traduction anglaise : Herbert Weir Smyth, 1926. La référence porte sur ces points précis.
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